Pour attribution aux DRJSVA et DDJSVA et pour information
aux directeurs des établissements publics nationaux
La présente instruction a pour objets d’expliciter les modifications
apportées aux dispositifs BAFA et BAFD par les nouveaux textes réglementaires, et d’harmoniser leur mise
en œuvre sur le territoire national.
I - PRINCIPES COMMUNS A LA RENOVATION DES DEUX BREVETS
La rénovation du BAFA et du BAFD vise à :
1) Réaffirmer que ces brevets ont pour finalité de développer, dans le cadre d’un engagement social et citoyen, une
mission éducative temporaire en accueils collectifs de mineurs (séjour de vacances, accueil de loisirs, accueil de
jeunes, accueil de scoutisme).
C’est pourquoi, l’article 2 du décret susvisé rappelle les
objectifs pédagogiques de ces brevets au regard des diplômes professionnels de l’animation, dans un souci de
lisibilité des différents dispositifs de formation.
Dans le même but, avant l’inscription à la session de formation
générale, le candidat doit bénéficier d’une information de la part de l’organisme de formation notamment sur le
caractère non professionnel de ces brevets et le cursus de formation. Les modalités de la mise en œuvre de cette information
sont précisées par l’organisme de formation lors de sa demande d’habilitation.
2) Garder l’architecture actuelle de ces brevets qui est satisfaisante, tout en garantissant une meilleure cohérence
des différentes étapes des cursus de formation.
L’encadrement juridique des deux brevets est désormais recentré autour d’objectifs de formation qui correspondent
à des fonctions assumées par l’animateur ou le directeur, et basées sur la dimension éducative des accueils collectifs de
mineurs, en vue de garantir que l’obtention de ces brevets atteste de compétences véritables à encadrer des mineurs.
Les objectifs de chaque étape de la formation sont précisés et les critères de validation ainsi clarifiés.
Pour atteindre ces objectifs, il revient désormais à l’organisme
de formation de définir les contenus de formation dans la déclaration de la session. Il conviendra donc, lors
des contrôles et de la validation des sessions de formation, de vous assurer que les contenus de formation permettent
effectivement d’acquérir les compétences nécessaires pour exercer les fonctions définies aux articles 2 et 15 de
l’arrêté du 22 juin 2007 fixant les modalités d’organisation de ces
brevets.
3) Garantir la prise en compte des stages pratiques comme temps de formation : conformément aux dispositions des
nouveaux arrêtés, les stages pratiques du BAFA et du BAFD se déroulent en séjour de vacances, en accueil de
loisirs, en accueil de jeunes ou en accueil de scoutisme déclaré. Ils ne peuvent donc se dérouler dans les autres
catégories d’accueils à savoir en séjour spécifique, en séjour de vacances dans une famille, ou en séjour court non
associé au projet éducatif d’un accueil de loisirs ou de jeunes.
Lors des inspections des accueils, vous vous assurerez de la mise en place de modalités de suivi et de soutien par le
directeur de l’accueil, durant le stage pratique du BAFA, et par l’organisateur durant le stage pratique du BAFD.
4) Permettre le déroulement des sessions d’approfondissement,
de qualification ou de perfectionnement à l’étranger. Les modalités de déclaration et d’inspection de ces sessions
font l’objet d’une instruction spécifique.
5) Jusqu’à présent, seuls les titulaires du BAFD pouvaient diriger une session de formation. Dorénavant, les personnes
titulaires des titres, diplômes et certificats de qualification permettant de diriger un accueil collectif de mineurs définis
à l’article 1 de l’arrêté du 9 février 2007 cité en référence,
comme par exemple le BPJEPS spécialité loisirs tous publics, et justifiant de l’expérience requise dans ce même
article pour exercer les fonctions de direction, pourront également diriger une session de formation.
6) Assurer une meilleure lisibilité des textes réglementaires avec un arrêté portant sur les dispositifs et les parcours de
formation et un second arrêté portant sur les modalités d’organisation
et d’habilitation des formations.
Par ailleurs, le rôle de l’administration et celui des organismes de formation sont clarifiés dans les modalités de
validation des acquis des candidats. Il revient à l’organisme de formation de transmettre à l’administration un avis
motivé sur les acquis des stagiaires, et à l’administration d’accorder ou non la validation de la session, sur proposition
du jury.
II – MODIFICATIONS APPORTEES AU BAFA
Les sessions d’approfondissement et les sessions de qualification
sont désormais clairement différenciées. Les sessions de qualification ouvrent des prérogatives d’exercice et
sont définies au seul niveau national. Ainsi, actuellement seules existent les sessions de qualification :
- voile, (arrêté du 7 août 1979),
- canoë-kayak, (arrêté du 7 août 1979),
- activités de loisirs motocyclistes (arrêté du 22 mars 2005).
Les textes créant ces sessions de qualification restent en vigueur.
Dans la mesure où, à l’issue de la session de qualification,
le candidat ne dispose pas des compétences techniques nécessaires pour l’octroi de ces prérogatives, il pourra, au
vu de l’avis motivé du directeur de la session, se voir accorder une session d’approfondissement.
De plus, pour obtenir des prérogatives supplémentaires, une personne déjà titulaire du BAFA peut désormais entreprendre
une session de qualification. Dans ce cas, le directeur
départemental lui délivre une attestation, au vu de l’appréciation favorable du directeur de la session sur ses
compétences techniques, et l’avis du jury départemental n’est pas requis.
III – NOUVEAUX PRINCIPES DU BAFD
Les modifications apportées au BAFD ont pour objectif principal de favoriser et d’encourager l’accès des animateurs
aux fonctions de direction. Dans ce cadre :
1) L’inscription n’est plus réservée aux seuls titulaires du BAFA mais est étendue de droit
aux titulaires des
diplômes, titres et certificats de qualification permettant d’exercer les fonctions d’animation en accueil collectif de
mineurs et figurant à l’article 2 de l’arrêté du 9 février 2007
cité en référence..
De même, par dérogation du directeur régional de la jeunesse,
des sports et de la vie associative du lieu de résidence du candidat et après avis du jury, peuvent s’inscrire
en formation les personnes non titulaires du BAFA ou d’un diplôme, titre et certificat de qualification figurant à l’article
2 de l’arrêté du 9 février
2007, âgées de plus de vingtet-un ans, sous réserve qu’elles justifient de deux
expériences d’animation d’une durée totale de vingt-huit jours, dont une en accueil collectif de mineurs, conformément
aux dispositions de l’article 19 de l’arrêté du 22 juin
2007 cité en référence. Il appartient au candidat d’apporter la preuve de ces expériences par tous moyens, le plus souvent
sous forme d’attestations des organismes employeurs. Je vous demande de vérifier attentivement la vraisemblance
des déclarations et attestations produites avant de transmettre le dossier au jury. En l’absence de réponse du directeur
régional dans le délai de deux mois après la réunion du jury, la demande de dérogation est considérée comme refusée.
2) Les modalités de l’autorisation de renouvellement d’exercer sont allégées par la suppression de l’obligation
de refaire un stage théorique pour les personnes pouvant justifier avoir dirigé un accueil durant 28 jours ou avoir
encadré une session de formation durant six jours avant l’échéance de validité du brevet. Le candidat devra
produire les attestations correspondantes du directeur de l’accueil ou du directeur de la session de formation.
Cette disposition est applicable depuis le 1er avril 2007 (lendemain de la date de publication du décret) contrairement
aux autres articles du décret qui entreront en vigueur au 1er septembre 2007.
Conformément aux termes du décret, la demande de renouvellement doit être déposée avant
l’échéance de validité du brevet. C’est pourquoi, les personnes dont le brevet est arrivé à échéance avant le
31 mars 2007 ne peuvent bénéficier de ces dispositions et doivent entreprendre une session de perfectionnement.
3) Le stagiaire est responsabilisé durant la formation par l’instauration d’une démarche de projet personnel et
d’auto-évaluation. Dans ce cadre, la session de perfectionnement est choisie par le stagiaire pour permettre notamment
de compléter ses acquis. Les modalités de certification précédentes sont donc modifiées. C’est ainsi
que le compte rendu du premier stage pratique est supprimé.
De même, le bilan de formation est désormais l’aboutissement de cette démarche d’auto-évaluation et ne
saurait se confondre avec un simple compte rendu d’activités. Il consistera en une analyse synthétique, basée sur les
évaluations intermédiaires, des acquis au cours des différentes étapes et au regard des fonctions citées à l’article 16
de l’arrêté du 22 juin 2007.
4) La composition du jury régional est modifiée en vue de comporter un représentant par DDJS dans la région au
lieu de trois représentants quel que soit le nombre de départements de la région.
IV – MODALITES D’HABILITATION DES ORGANISMES DE FORMATION
Les critères pour l’habilitation prennent en compte les évolutions
apportées à ces brevets dont les principales sont :
- la formalisation d’un projet éducatif dans une démarche d’éducation populaire, alors que l’exigence de statut associatif
et d’agrément jeunesse-éducation populaire disparaît. Une vigilance particulière sera portée sur le critère de respect
des valeurs de l’éducation populaire lors de l’instruction des demandes ;
- l’obligation d’information des candidats préalable à l’inscription
et la description précise de ses modalités (écrit, réunion, signature d’un accord, par exemple) ;
- la possibilité de diriger une session de formation pour les titulaires des autres qualifications permettant d’exercer les
fonctions de direction d’un accueil.
Une instruction distincte, relative au calendrier et aux modalités d’instruction des demandes d’habilitation, vous
sera adressée chaque année.
Je vous remercie de bien vouloir me faire connaître les difficultés que vous pourriez rencontrer
dans la mise en œuvre de ces dispositions.
Pour la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports et par délégation
La sous-directrice de l’emploi et des formations
ARMELLE BEUNARDEAU