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Réf. : Instructions n°02-099JS du 3 mai 2002 et n°02-115 JS
du 20 juin 2002
Le ministère des sports a lancé en 2002 une enquête auprès
des services déconcentrés afin de mieux connaître les conditions
de pratique et d’encadrement des parcours acrobatiques en hauteur déclarés
en tant qu’établissements d’activités physiques et
sportives, conformément aux termes des
instructions citées en objet .
La présente instruction a pour objet de présenter les éléments
principaux de cette étude et de préciser les conditions d’encadrement
des parcours pour l’année 2003.
I- Les principaux éléments d’information sur les activités
physiques et sportives de parcours acrobatiques en hauteur
L’étude engagée par la délégation à
l’emploi et aux formations a permis de confirmer :
1- l’augmentation continue du nombre de parcours avec plus de 200 parcours
déclarés en tant qu’établissements d’activités
physiques et sportives en 2002
2- l’attente des exploitants en matière de normalisation des parcours
Le ministère des sports participe aux travaux conduits par l’association
française de normalisation (AFNOR) qui doivent aboutir d’ici la
fin de l’année 2003 à la publication de deux normes.
Il s’agit d’une part d’une norme sur les installations (fixes
ou mobiles) autrement dénommée «Exigences de constructions»
et d’autre part d’une norme de service sur les conditions d’organisation
de ces activités dénommée «Exigences d’exploitation».
3- la diversité des activités pratiquées dans ces parcours
Deux types d’activités sont identifiés :
3.1. les parcours acrobatiques en hauteur
Les parcours acrobatiques en hauteur sont des espaces de loisir en général
en zone boisée, équipés à demeure d’installations
permettant au pratiquant de cheminer en hauteur, de façon plus ou moins
acrobatique, sur les arbres ou sur d’autres supports naturels ou non,
en assurant lui-même sa sécurité au moyen d’un équipement
de protection individuel (EPI) contre les chutes de hauteur (harnais, longe,
connecteurs…) reliés à une ligne de vie installée
sur son parcours. (AFIT – Agence française de l’ingénierie
touristique).
Les parcours acrobatiques peuvent se dérouler en milieu rural de pleine
nature ou en milieu urbain sur des supports artificiels (arbres, rochers…)
sous la forme :
- d’ateliers de découvertes,
- de parcours aménagés (de type tyrolienne, pont de singe, pont
népalais, tonneaux, saut de Tarzan, poutres, etc …),
- de parcours non aménagés de type terrain d’aventure qui
consistent à progresser sur des supports (cordes, rochers, arbres, bâtiments),
- en hauteur, ce qui nécessite l’utilisation de techniques de sécurité
couramment utilisées en escalade, en spéléologie, en alpinisme
avec une progression sur matériel.
3.2. L’accrobranche
Il s’agit d’une pratique encadrée consistant en une sorte
d’escalade dans les arbres grâce à des techniques dérivées
des métiers à corde ou de l’élagage.
Les équipements sont temporaires, une personne assure la prise en charge
d’un groupe et l’accompagne pendant l’activité.
4- la connaissance des qualifications détenues par les personnes qui
surveillent et encadrent les parcours acrobatiques
II- Les conditions d’encadrement des parcours acrobatique en hauteur
Les conditions d’encadrement des parcours acrobatiques en hauteur différent
selon que l’accès au parcours se déroule de façon
autonome ou encadrée.
1 Les parcours acrobatiques autonomes
Il s’agit de parcours acrobatiques en forêt fixes dont l’accès
est ouvert au public, sans encadrement ou accompagnement spécifique d’une
personne pendant l’activité.
Dans ce cadre précis, la qualification des personnes assurant ces fonctions
ne relève pas de l’article L-363.1 du code de l’éducation.
Le gestionnaire du parc est chargé d’informer les pratiquants sur
les conditions d’utilisation des installations et de veiller à
la surveillance du site.
L’exploitant doit s’assurer que les personnes assurant l’information
du public et la surveillance du site sont en nombre suffisant et possèdent
les compétences suivantes :
- être capable de maîtriser l’utilisation des équipements
de protection individualisés (EPI) spécialisés pour cette
activité ;
- être capable d’accueillir les pratiquants, de communiquer dans
l’activité et d’informer le public sur les techniques utilisées
et les consignes de sécurité à respecter ;
- être capable de mettre en oeuvre les procédures permettant d’assurer
la protection des personnes utilisant les différents ateliers ou parcours.
L’exploitation doit également veiller à ce que chaque établissement
dispose du personnel possédant les compétences à intervenir
en hauteur pendant les jours et les horaires d’ouverture au public.
Cette personne peut être titulaire de l’une des qualifications délivrées
par le ministère des sports mentionnées ci-dessous.
2. Les parcours acrobatiques accompagnés
Une personne assure la prise en charge d’un groupe et l’accompagne
pendant l’activité. Les activités concernées regroupent
notamment les pratiques d’accrobranche.
Ces pratiques entrent dans le champ d’application de l’article L
363-1 du code de l’éducation.
Les qualifications spécifiques suivantes sont requises :
- le brevet d’Etat d’éducateur sportif (BEES) option escalade
ou spéléologie,
- le diplôme de guide de haute montagne ou d’aspirant guide du brevet
d’Etat d’alpinisme,
- le diplôme de moniteur d’Etat d’escalade,
- les différents brevets d’Etat possédant l’attestation
de qualification et d’aptitude à l’enseignement, et à
l’encadrement professionnel de la pratique du canyon.
- le brevet d’aptitude professionnelle d’assistant animateur technicien
avec support escalade
(dans la limite de ses prérogatives)[NOTE
DE PLANET'ANIM : cette qualification a été ajoutée
par l'instruction 03-140 du 14
août 2003]
Les personnes titulaires du diplôme d’accompagnateur en moyenne
montagne, du brevet d’Etat d’alpinisme possédant l’attestation
de qualification et d’aptitude à l’enseignement et à
l’encadrement professionnels de la pratique du canyon sont également
autorisés à encadrer contre rémunération la pratique
encadrée des parcours acrobatiques en forêt.
La consultation engagée avec les professionnels de cette activité
doit permettre de proposer pour l’année 2004 à la commission
professionnelle consultative des métiers du sport et de l’animation
une spécialité du brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation
populaire et du sport qui permettra notamment d’encadrer cette activité.
Dans cette perspective, compte tenu des travaux engagés et des expertises
réalisées, je vous demande de considérer, pour la saison
2003 et de façon transitoire, comme qualifiée dans les conditions
définies ci-après toute personne titulaire, outre les diplômes
d’Etat précités, d’une des qualifications suivantes
:
- l’attestation de formation de guide arbre délivrée par
l’association les arbronautes (81, rue de Jemmapes, 59100 Lille) pour
l’encadrement de l’activité accrobranche ;
- l’attestation de formation professionnelle «perfectionnement»
à l’accrobranche délivrée par les Accrobranchés
Rhône-Alpes (BP 4, 07103 Annonay cedex) et les Accrobranchés d’Ile-de-
France (3, avenue Saint Paul-Les Iris-92370 Chaville) pour l’encadrement
de l’activité accrobranche ;
- le diplôme de moniteur d’escalade accompagné de la qualification
escalade arbres délivré par la Fédération française
de montagne et d’escalade.
Les personnes titulaires de la qualification «perfectionnement animateur
arbrenarbre» délivrée en 2002 par l’association Profil
Evasion (communs du château de Moulignon, 77310 Saint-Fargeau) peuvent
continuer à titre transitoire et jusqu’à nouvel ordre, à
encadrer cette activité.
L’encadrement, à titre bénévole, n’impose
pas de qualification particulière, mais il est conseillé aux organisateurs
de faire appel à des personnes titulaires des qualifications précitées.
En ce qui concerne les centres de vacances et de loisirs déclarés
ou habilités, il convient de se référer aux règles
définies dans la présente instruction.
Une annexe à l’arrêté fixant les conditions d’encadrement
de certaines activités physiques en centres de vacances et de loisirs
sera élaborée d’ici la fin de l’année 2003.
Je vous remercie de bien vouloir me faire part, sous le présent timbre,
des difficultés d’application de la présente instruction.
POUR LE MINISTRE DES SPORTS ET PAR DELEGATION,
LE DELEGUE A L’EMPLOI ET AUX FORMATIONS
HERVE SAVY
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