Instruction n°00-036 J.S. du 3 mars 2000
Réforme de l'habilitation générale des organismes de formation
dispensant la formation des animateurs et des directeurs de
centre de vacances et de loisirs.
Références : - arrêté du 11 février 1977
- circulaire n°77-52/B du 1er mars 1977
P.J. : - livret
de suivi pédagogique [fichier au format RTF].
Ministère de la Jeunesse et des Sports
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Première étape de la réforme
-
Interdiction de sous-traitance de l'habilitation
-
Critère de validation communs -
Dispositif de suivi et d'accompagnement du stagiaire
-
Réflexion sur l'accessibilité du BAFA
à tous les publics -
Seconde étape de la réforme
Je vous informe de la mise en uvre d'une réforme
relative à l'habilitation générale des associations
nationales dispensant la formation visée en objet.
Cette réforme procède des constats suivants :
- l'offre de formation est supérieure à la demande
;
- le nombre de jeunes formés est supérieur aux capacités
d'accueil en stage pratique :
- une certaine pénurie de titulaires du BAFD provoque des
difficultés à respecter la
réglementation ;
- les coûts de formation élevés se révèlent
d'une grande disparité ;
- les thématiques des sessions d'approfondissement diffusées
par les organismes de
formation, sont ambiguës et prêtent parfois à
confusion.
L'objectif est de refonder les principes présidant
à l'habilitation des organismes de formation et les critères
conduisant à son renouvellement.
Cette refonte se fera en deux étapes :
I. La première étape pour l'habilitation
2001 dans le cadre de la réglementation existante actualisée.
Réalisée en concertation avec l'ensemble des organismes
habilités, et un groupe de services déconcentrés,
cette première étape vous a été annoncée
lors de la réunion des chefs de service le 9 décembre
1999.
La mise en uvre de cette première étape s'effectuera
à l'occasion des stages de printemps 2000 et fera l'objet
d'une évaluation au 1er septembre 2000 en vue du renouvellement
de l'habilitation 2001 pour laquelle vous serez sollicités.
Quatre principes ont été retenus :
1/ Interdiction de " sous traitante " de l'habilitation.
2/ Critères de validation des sessions communs à l'ensemble
des organismes de formation.
3/ Mise en place d'un dispositif de suivi et d'accompagnement du
stagiaire.
4/ Réflexion sur l'accessibilité du BAFA à
tous les publics en tenant compte du
contexte économique des organismes de formation.
1/ Interdiction de "sous-traitance"
de l'habilitation
Au vu de quelques dysfonctionnements constatés au sein de
certains organismes, il est rappelé que l'habilitation, qui
constitue une participation à la certification, ne peut être
déléguée à d'autres organismes. La sous-traitance
réside dans une délégation concernant le projet
pédagogique, la formation, l'évolution et l'inscription
des stagiaires, ainsi que la facturation du stage.
La restriction du recours à l'habilitation partielle a pu
encourager cette sous-traitance. Je vous demande d'être très
vigilant sur ce point, de ne pas autoriser l'ouverture de telles
sessions et de rendre compte à l'administration centrale
des dysfonctionnements que vous pourriez constater.
A ce sujet, je vous demande de limiter les habilitations partielles
aux sessions
d'approfondissement dont le thème, le contenu ou le public
très spécifique le justifie.
2/ Critères de validation des sessions
communs à l'ensemble des organismes de formation.
Un certain nombre, minimum, de critères de validation des
sessions de formation BAFA seront communs à l'ensemble des
organismes.
Ces critères ont pour objet de mesurer les compétences
acquises et l'engagement volontaire du stagiaire dans la formation
qu'il est en train de suivre. Quatre critères ont été
retenus :
- participer à tous les temps de la formation .
- s'inscrire dans le cadre de vie collective
- participer au travail en équipe
- organiser et conduire des séquences d'animation
Cette liste non exhaustive peut être complétée
par chaque organisme de formation.
3/ Mise en place d'un dispositif de suivi et
d'accompagnement du stagiaire.
La mise en place d'un dispositif de suivi et d'accompagnement
du stagiaire BAFA tout au long de la formation qui comprend trois
mesures :
a/ La création d'un
livret de suivi, outil national délivré par le
Ministère, utilisé à titre expérimenta1
en l'an 2000. Il fera l'objet d'une évaluation à la
fin de l'année.
Ce livret
de suivi est un document pédagogique d'accompagnement
pour le stagiaire. Il a pour objectif de l'aider à mesurer
ses acquis par rapport aux objectifs terminaux définis par
l'Etat.
C'est un document personnel appartenant au stagiaire qui peut y
ajouter toute expérience
complémentaire y compris hors BAFA. Il lui permet de faire
le lien entre les différentes étapes de sa formation.
Ce livret est rempli par le stagiaire et complété
lors d'entretiens entre les différents acteurs : stagiaires
et formateurs ou directeurs de stage pratique. Il renforce le rôle
du directeur de stage pratique dans la formation des animateurs.
Ce document est complémentaire du livret de formation qui
reste le document de
validation. Il ne doit en aucun cas constituer un outil pour l'employeur
lors de l'embauche du stagiaire.
Ce document vous sera communiqué très prochainement
par intranet. Je vous demande de bien vouloir le diffuser auprès
de tous les organismes de formation habilités à dispenser
la formation des animateurs BAFA et dépendant de votre ressort
de compétence. A cette occasion, il vous appartient également
de leur expliquer l'objectif pédagogique de ce livret.
b/ La seconde mesure consiste en l'élaboration, la production
et la mise à disposition des
stagiaires d'outils et de documentation pédagogiques par
les organismes de formation.
c/ La troisième mesure repose sur la mise en place par chaque
organisme d'un dispositif d'aide à la recherche de stages
pratiques dans la logique d'une obligation de moyens.
Ce dispositif inclut trois obligations :
- au moment de l'accueil, une présentation du stage pratique
et des moyens mis à la
disposition du stagiaire pour sa recherche ;
- lors de la première session, un temps de travail relatif
à la présentation des organisateurs de CVL, leur environnement
économique, la valorisation des acquis du stagiaire en vue
d'un entretien d'embauche.
- après le stage, la mise à disposition du stagiaire
d'un certain nombre de moyens incluant outre l'obligation pour l'organisme
habilité d'être en relation avec un réseau d'organisateurs
de CVL, des outils tels que : fichiers, tableaux d'affichage, permanences,
logiciels et un suivi du stagiaire jusqu'au stage pratique inclus.
-
Il vous appartient de demander à chaque organisme de formation
BAFA dépendant de votre ressort de compétence de vous
communiquer tous les éléments mis à la disposition
du stagiaire pour trouver un stage pratique.
4/ Réflexion sur l'accessibilité
du BAFA à tous les publics en tenant compte du contexte économique
des organismes de formation.
Une réflexion s'engagera au cours de l'année 2000
sur l'économie du secteur des CVL et l'accessibilité
de tous les publics aux stages BAFA. Cette réflexion portera
notamment sur le coût des sessions de formation. Les organismes
doivent s'engager à ne pas augmenter le prix des stages du
fait du dispositif des aides individuelles BAFA mises en place depuis
1999 dans le cadre du dispositif gouvernemental de lutte contre
l'exclusion .
La définition de ces principes doit vous aider à
conduire les visites d'inspection ou de contrôle des sessions
et des stages et l'évaluation des critères mentionnés
dans la présente instruction doit permettre de posséder
des éléments pour le renouvellement de l'habilitation
2001.
Toutefois, la mise en uvre tardive de ces quatre principes
ne donnera pas tous les
éléments déterminants pour le renouvellement
de l'habilitation au 1er octobre 2000. L'évaluation de cette
étape transitoire se poursuivra au-delà du 1er octobre.
II - La 2ème étape consistera
en une réforme en profondeur de l'habilitation générale.
La réflexion sur cette deuxième étape, déjà
engagée, a fait l'objet d'une présentation le 15 février
2000 en CTP-CVL .
L'objet de la réflexion porte sur :
- le fondement de l'habilitation nationale
- la déconcentration de la décision.
- la procédure d'octroi et de retrait de l'habilitation
- la procédure d'ouverture des sessions.
Elle sera conduite en étroite concertation avec tous les
acteurs des formations BAFA dans le cadre élargi de la CTP/CVL.
Les projets de textes réglementaires seront soumis en consultation
aux instances
compétentes avant la fin du premier semestre 2000.
Elle devra être achevée à l'automne 2000 pour
l'habilitation 2002 avec application des
nouveaux critères par les organismes habilités, à
partir de janvier 2001 à titre expérimental.
Vous voudrez bien me saisir sous le présent timbre, de toute
difficulté liée à l'application de la présente
instruction.
Pour la Ministre et par délégation,
le délégué à l'Emploi et aux Formations
Hervé SAVY
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