Présentation d'une activité inspirée du travail de l'association Cellograff
CelloGraff
Matériel : cellophane (utilisé dans les collectivités, pas celui acheté en supermarché), peinture acrylique, pinceaux, vernis en spray (facultatif), marqueurs peinture type Posca (c'est cher mais c'est bien flashy et pour les contours, c'est merveilleux! ).
Si vous êtes graffeurs: des bombes et des caps et des masques (pour éviter les risques prolongés d'inhalation).
Lieu : extérieur, en ville ou en campagne, il faut juste du matériel urbain (type lampadaire) ou des arbres pour tendre le cellophane!
Le principe : le principe de la peinture sur cellophane est d'avoir un support de peinture adaptable à l'infini selon l'âge des enfants, la taille du lieu (ou de ce que vous voulez créer), le temps dont vous disposez !

(Kanos, installant son support au bord des quais de la Seine, Paris)
Source: www.cellograff.com
Les techniques possibles: il y a autant de possibilités avec du cellophane que sur un support classique : jeté de peinture, aplats, graff.........
Mais la transparence en plus ! Décalc de silhouettes, lecture de paysage (rajouts d'éléments improbables, changement des couleurs...) et probablement beaucoup d'autres choses.
Je vous présente ci-dessous la manière dont nous avions organisé l'activité sur deux jours (deux animateurs, 12 préados) :
Jour 1 : le matin présentation du graff et de l'asso Cellograff... En passant quelques anecdotes sur l'histoire du graff, d'où ça vient (la page Wikipedia est très bien développée!).
Sur de grandes feuilles de papier, les jeunes testent ce qu'ils veulent en mode libre (des alphabets, des dessins, des techniques...) pour arriver à la fin de la matinée à une idée générale voire même un début de croquis. Nous avions imprimé plusieurs types de calligraphies et des graffs inspirés de différents mouvements, s'ils souhaitaient s'en inspirer.

Dans l'après-midi, par petits groupes (d'affinité et d'envies), les jeunes commencent une fresque. Il peut être agréable d'avoir des supports mobiles comme on peut le voir sur la photo ci-contre. Cela leur permettra d'installer par la suite la fresque dans le lieu qu'ils veulent.

Jour 2 : le matin, nous finissions les fresques et l'après-midi, nous avons commencé une fresque collective, entre des arbres. Au programme : jeté de peinture et décalquage de silhouettes (les jeunes se mettaient derrière le cellophane et un copain dessinait les contours). Mais pas de photos du résultat, désolée.
Quelques conseils pour terminer. La liste n'est pas exhaustive mais tirée de mon humble expérience :
- le cellophane doit être bien tendu ! Sinon, il se déchire plus facilement et le rendu n'est pas forcément le même ;
- pas besoin de faire 4 ou 5 couches superposées pour solidifier. Une suffit largement !
- la gouache, quand ça sèche, ça se décolle... Donc ça ne sert à rien ;
- le vernis spray n'est absolument pas indispensable mais il fait bien ressortir les couleurs et c'est appréciable. Mettez un masque pour l'appliquer ou faites attention au sens du vent 
- pensez bien, si vous installez le cello dans la nature à mettre une bâche en dessous pour éviter de laisser plein de peinture (acrylique en plus!) dans et sur le sol.
Je suis preneuse pour toutes nouvelles idées.
En passant, quelques perles trouvées sur Internet à partir de cellophane.

Cellophane et broderies
La Roche sur Yon, mars 2004 dans le cadre de Sidaction.

Fresque réalisée dans le cadre de Strange festival, Chatillon sur Loire.
Source.

Et à propos de la transparence... Pour nous inspirer car il n'existe aucune réalisation artistique jouant sur la transparence avec du cello (merci Crevette76), une petite idée pour nous inspirer ! Cliquez ici.
Toutes les photos dont la source n'est pas indiquée sont celles que j'ai prises lors de la menée d'activités, en août 2010.
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Auteur de l'article : Cloug