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1 Utilisateur(s) anonymes
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Re: Comment motiver les enfants |
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Routard 
Inscrit: 17/09/2004 15:35
De mandez moi l'impossible...
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cette crainte est infondée et n'a aucune logique. Ce n'est pas forcément parce qu'on ouvre aux projets d'enfants et au choix ouvert que ça va devenir le boxon ! Il suffit de penser son organisation, le cadre existe, seulement plutôt que d'être posé pour le confort de travail de l'encadrant en priorité, il est posé pour la prise en compte de l'enfant et des possibilités qu'on veut lui offrir en priorité (et une fois cette histoire d'égo gérée, et parfois cette peur panique du planning vide ou du "mais on ne va rien faire ? mais y'a pas de thème ?? mais j'vais devoir animer pour de vrai ??? de l'animateur lambda un peu trop formaté par un système de cases pré remplies pré machées, voir de jeu imposé par le dirlo gérée elle aussi on voit qu'en fait ça apporte AUSSI un confort de travail en réalité). Pis franchement, quels mômes risquent le plus de mettre le boxon ? > ceux qui sont contraints à faire pate à sel parce que y'avait plus de place à la piscine et que mince il restait 4 places là et pas de place "ailleurs" (ou pire, ceux sur lesquels l'anim met la pression parce qu'il FAUT qu'ils s'amusent parce que c'est dans le slogan de l'asso (argument réellement employé par un anim que j'ai vu de mes yeux)) > OU ceux qui sont en train de faire un truc qu'ils ont réellement choisi (pour des raisons qui les regardent, parfois y'en a ils choisissent d'être avec leur pote ou avec leur anim préféré, c'est un critère), voire ceux qui sont en train de créer leur truc ? y'a pas à réfléchir 107 ans pour trouver la réponse... Et si vous n'êtes pas convaincus, vivez le juste une fois et on en reparle... 
Posté le : 08/11/2011 13:26
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Il vaut mieux mobiliser son intelligence sur des bêtises que mobiliser sa bêtise sur des choses intelligentes - devise shadokFAQ avis
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Re: Comment motiver les enfants |
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Inscrit: 04/06/2007 19:25
De Toulouse
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Citation : crevette76 a écrit : ça doit être mon soir sans neurones de la semaine parce que ton explication m'embrouille...
si tu as la patience, peux-tu éclaircir (ou alors peut-être que demain en relisant j'pigerais du premier coup 'va savoir...) : > plutôt dac avec ce que dit solleana > pas pigé si tes deux tirets sont en opposition ou vont dans le même sens > pas pigé si les "leur(s)" se rapportent aux enfants ou aux anims dans ta phrase
EDIT : ah ben oui, je viens de RE tenter avec les guillemets, j'crois que j'pige un peu je crois que c'est ton "préparées, proposées" qui m'a enduite d'erreur 
Ben... le plus drôle, c'est que dans ce que tu dé-cris, j'y vois ces deux processus différents.  Citation : > ceux qui sont contraints à faire pate à sel parce que y'avait plus de place à la piscine et que mince il restait 4 places là et pas de place "ailleurs" (ou pire, ceux sur lesquels l'anim met la pression parce qu'il FAUT qu'ils s'amusent parce que c'est dans le slogan de l'asso (argument réellement employé par un anim que j'ai vu de mes yeux)) Ça, c'est de l'engagement dans une activité d'animateur (à mon sens). Par l'inscription, par la fabulation, la sensibilisation... ce sont des moyens d'engager les enfants dans une activité. Qui plus est, quand ils se sont inscrits, quand ils ont commencé, les enfants doivent tenir leur engagement et finir. Citation : > OU ceux qui sont en train de faire un truc qu'ils ont réellement choisi (pour des raisons qui les regardent, parfois y'en a ils choisissent d'être avec leur pote ou avec leur anim préféré, c'est un critère), voire ceux qui sont en train de créer leur truc ? Ça, c'est de l'implication. On est plus tellement sur du "choix" mais sur de la décision personnelle des enfants sur leurs activités. Ils décident de ce qu'ils font (plus ou moins collectivement). C'est plus clair ?  On pourrait aller plus loin en disant que la motivation - notion large est abstraite - peut se comprendre par ces deux processus qui trouvent deux origines différentes. Et, pour conséquence deux postures différentes des animateurs. Certains qui sont forces de proposition et décident des activités et d'autres qui aménagent et mettent à disposition une multplicité de possibilités parmi lesquelles les enfants décideront. Plus qu'une centration sur l'activité, le deuxième s'intéresse à comment aider, faciliter les relations des enfants pour qu'ils puissent vivre leur loisir ensemble. Autrement dit, on peut se foutre complétement du planning d'activités.
Posté le : 08/11/2011 14:20
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Re: Comment motiver les enfants |
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Inscrit: 23/01/2004 14:48
De Toulouse
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Je vais être un peu brouillon parce que je n'aurais pas forcément le temps de relier et réordonner mon post (suis pas chez moi) : je m'en excuse par avance
Engagement comprend "une contre partie" : dans le cas des animations, par exemple l'obligation de l'enfant à aller jusqu'au bout, quelque soit l'ennui que lui procure l'animateur et son animation bidon, peut être bien vendue, mais au final une merde de plus sur l'édifice.
Ce qui n'a déjà aucun sens de demander à l'enfant "d'aller au bout"...
Rappelons-nous que l'on parle de loisirs, de temps libre : celui par exemple de "ne rien faire", d'essayer, de faire des choix, ou pas.... Ces loisirs de l'enfants sont trop souvent le loisirs des adultes, expérimentateurs, qui ont sous la main un public parfait : captif et soumis. pieds et points liés par leurs parents.
Comment pourrait-on adulte imaginer que dans nos loisirs quelqu'un "audessus de nous" nous oblige par exemple à regarder un film jusqu'au bout, même si c'est le dernier des navets ?
Comment accepterions-nous quelqu'un qui nous obligerait à finir d'écouter une musique "puisqu'on a commencé" !!!
Quel sens donnerait-on à cette règle "d'aller au bout" quand on est dans un plaisir partager avec des amis autour d'un jeu ou de je ne sais quoi : on le fait juste pour ce plaisir que procure le jeu, le fait de le partager avec des amis.... Pas d'obligation propre à la situation de jeu, si ce n'est les règles de jeu : il ne peut s'agir d'obligation : on est par choix (sinon ce n'est plus un loisir : c'est un sport, un cours de piano ou ce que l'on veut (ce qui n'empêche pas que cela puisse devenir plus tard un loisir, mais à ce moment-là cela ne l'est pas : un cours de guitare où l'enfant n'a pas choisi d'aller, ne peut en partir, ce n'est pas du loisirs : c'est tout ce qu'on veut : la suite de l'école, la réponse aux désirs des parents... en accueil enfants, c'est la même chose : le centre de loisirs, la colo... tout ça n'est pas de l'ordre du loisir au moment où l'enfant ne choisit pas, ne peut s'en soustraire (pour son bien et autres "légitimités" que dégainent si facilement les animateurs pour cacher leur misère professionelle)
Voilà ce que sont en partie les loisirs : "l'anti-travail", le temps "pour soi", pour sa vie sociale, pour son bien être, l'enrichissement de sa culture personnelle... des choses qui viennent de soi et qui ne peuvent être imposées.
toutes les "règles" que les animateurs imposent aux enfants s'agissant de ce temps de loisirs n'ont pas de sens : à ne pas confondre avec celles du vivre ensemble, du respect des autres, qui ne sont pas propres à la situation d'animation : elles sont vraies en toute situation. Je parle de toutes les autres règles sans fondement, toutes les "obligations", les "passages obligés" dont finallement on se passe très bien, quand on est dans un rapport d'intelligence avec ces enfants.
- Pourquoi les CP ne pourraient venir sur mon atelier ? - Bin parce que c'est un atelier pour les CM2. Mettre les grands et les petits, ce n'est pas respecter le rythme des.... - Ah bon ? T'es plus à même que l'enfant à savoir ce qui peut être "son rythme", son envie plutôt de participer au sein d'un groupe à quelque chose, d'y faire sa place, d'en partir si effectivement il y est malmené ou juste pas respecté, écouté, compris ? Et si moi je suis capable de mettre en place un atelier où chaque enfant, quelque soit son âge, "s'y retrouvera" ??? Est-ce qu'alors ça ne poserait pas plutôt la question (encore une fois) de tes limites d'animateur ? De cette organisation qui te semble "immuable" ?
Les règles qui ont lieu d'être, c'est celle du vivre ensemble, cette "socialisation" qui au contraire de l'éducation ne vont pas que dans un sens, qui est un temps de partage, et non un temps de gavage "pour leur bien", "pour leur avenir". Ce sont les mêmes que celle dans la rue, dans un groupe où qu'il soit : celle du "savoir vivre", de ces règles communes qui permettent que des indiviuadlités puissent cotoyer d'autres individus : ces acceptations minimums communes qui fondent la communauté.
Nulle part on ne parle de "motivation" : même quand il s'agit de se plier à ces quelques règles, il ne s'agit pas de motivation : mais du minimum qui permet le vivre ensemble. Ce n'est pas pour les autres qu'on apprend à les respecter, mais avant tout pour soi : parce que sinon, d'animal social, nous devenons proscrit, seul.
Et vivre ensemble, cela ne me semble pas demander de "la motivation" : nous sommes animaux sociaux : nous avons besoin (à quelque malades mentaux prêt) de cette vie sociale : nous avons animalement envie de ce vivre ensemble.
Et ces accueils d'enfants, ce n'est que ça : du vivre ensemble. Et l'enfant notamment apprend ce à quoi il se résigne à renoncer (notamment ses pulsions) pour que soi possible ce vivre ensemble, et tout ce qu'il a à gagner de ce vivre ensemble : sinon il s'en exclut (provisoirement) : un enfant qui a tapé un autre enfant va perdre les bénéfices du vivre ensemble : il va se retrouver par exemple seul sur un banc durant la récréation non pas parce que l'adulte en a décidé ainsi, mais parce que l'enfant s'est lui même exclus du groupe.
S'agissant de ce renoncement à ces pulsions : mettre en place des épreuves d'affrontement , du sport... sur ces accueuils, c'est alors en contradiction avec un premier message de refoulement de ces pulsions : d'un côté l'adulte qu'il ne faut pas taper sur l'autre, à un autre moment c'est l'adulte qui nous encourage à marcher sur l'autre, à le vaincre... Ce qui brouille le message, rend difficile pour l'enfant la compréhension de ces messages (et pour cause !) D'où là aussi sans aucun doute des violences pour résultat, parce que l'enfant est en difficulté, a du mal à saisir ce que l'on attend de lui pour ce "vivre ensemble".
Posté le : 08/11/2011 14:58
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