Tiens, en lisant l'article de solleana, ça me fait repenser à un article paru dans une gazette de supermarché sur la différenciation sexuelle des fabricants de jouets ; les grands groupes continueraient à fabriquer des jouets (et donc des activités) genrées parce que la parcellisation des marchés permettraient de vendre plus de produits... D'ailleurs, on voit dans leurs campagnes marketing.
D'ailleurs, après réflexion, les jouets pour filles (surtout depuis ces dernières années) sont bien moins moches que ceux des garçons. On dirait que vendre des monstres hideux et violents à des petits garçons, c'est rentable.... Et ça les habitue à devenir de bons soldats plus tard, pour soutenir l'industrie de l'armement. Enfin, après, on peut aussi en conclure que les filles deviennent, grâce aux jouets, de bonnes petites ménagères pour faire marcher l'économie des cuisinières et de l'électroménager...
Cela dit, j'ai comme qui dirait l'impression d'être un brin caricatural, là :-p
Posté le : 31/03/2013 19:16
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"Toute notre dignité consiste donc en la pensée " ( B. PASCAL, Pensées ) "Si le monde n'a absolument aucun sens, qu'est-ce qui nous empêche d'en inventer un?" ( Lewis Caroll, Alice au pays des Merveilles )
Pour trouver des énigmes, c'est superfacile : on s'équipe de ses dix doigts, on se connecte à Google, Yahoo!, Exalead ou tout autre moteur de recherche, on tape sur son clavier "énigme*" (le * permettant de chercher à la fois énigme au singulier et au pluriel.) Et on cliquouille sur les résultats fournis ! exemple ici : http://fr.search.yahoo.com/search?p=%C3%A9nigme*&ei=UTF-8&fr=moz35
Posté le : 31/03/2013 18:04
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"Toute notre dignité consiste donc en la pensée " ( B. PASCAL, Pensées ) "Si le monde n'a absolument aucun sens, qu'est-ce qui nous empêche d'en inventer un?" ( Lewis Caroll, Alice au pays des Merveilles )
edophoenix a écrit : michmuch, il ne s'agissait pas de lui interdire de s'en servir, ce n'était donc pas un délire sécuritaire de la part de ma patronne, c'était simplement le fait de ne pas avoir assurer les conditions de sécurité nécessaires à l'utilisation de cet outil.
Ce que je pointe est que je trouve que reprendre un animateur sur un fait comme celui-là me parait particulièrement petit... Au regard de ce que tu raconte, cet évènement t'a particulièrement marqué. Je ne sais comment elle a repris l'incident, mais il m'apparait démesuré au regard de la remise en question que ça soulève chez toi... D'ailleurs ton message est parsemé de phrase particulièrement forte sur toi-même et je trouve que tu te dévalorise à un tel point que je me pose la question du rôle et des méthodes de cette directrice...
Les méthodes de cette directrice ne sont pas en cause ; d'abord parce qu'en général, j'avais affaire à l'adjointe plutôt qu'à elle, ensuite parce que toutes les deux ont été correctes avec moi, ou alors, si violence il y avait, ça devait vraiment être insidieux parce que je ne m'en suis absolument pas rendu compte, et encore maintenant, avec le recul, je n'en vois absolument dans leur comportement à mon égard (et pourtant, je ne me considère pas comme un abruti aveugle, en règle générale, malgré tout ce que j'ai pu écrire.)
Citation :
Je te cite : Citation :
Sur le coup, en plus, je l'ai approuvée comme un idiot
Citation :
ça servait à rien et c'était une réaction imbécile.
Citation :
on a vraiment réagi comme des buses.
Citation :
C'est bien pour ça que je dis que j'ai agi comme un couillon
Citation :
Ben non, là j'ai vraiment agi en crétin.
C'est pas un peu exagéré... Au regard de ce que j'ai pu lire de tes interventions régulières sur ce forum, je ne comprends pas que tu dises des choses pareilles sur toi-même... Il m'apparait alors que le directrice à jouer un rôle dévalorisant voire violent sur toi que tu tiennes ce type de propos... Dans ce que tu racontes, il me semble important que tu essaie de contextualiser, de mettre en lien les évènements. C'est à dire les interactions entre toi, les enfants, les lieux et cette fameuse directrice... Je ne suis pas convaincu que tu sois si "en-dessous de tout" comme tu me le laisse lire...
Ouais, non mais là, tu prends tous les mots négatifs et tu les mets à la chaîne (et en plus, ça concerne différents exemples de moments !). Bon, il y en a beaucoup, certes, mais c'est parce que je pointe surtout ce qui est mal allé dans le camp, et pas pour me dévaluer (quoique, oui, me traiter moi-même de crétin, bon, o.k.) mais pour essayer d'améliorer les choses et de ne pas les reproduire.
Pour ce qui est du cadre, ça me fait réfléchir, tout ça. Mais je ne suis franchement pas sûr de partager ton point de vue. De toutes façons, le cadre ne fait pas tout, loin de là. Ce qui compte le plus, et ça, tu l'as dit, ce sont les relations personnelles, ce qu'on partage avec les mômes.
Posté le : 15/08/2012 16:35
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"Toute notre dignité consiste donc en la pensée " ( B. PASCAL, Pensées ) "Si le monde n'a absolument aucun sens, qu'est-ce qui nous empêche d'en inventer un?" ( Lewis Caroll, Alice au pays des Merveilles )
Je ne dirais pas qu'elle est pertinente, cette vidéo, mais elle donne quand même à réfléchir, effectivement.
Posté le : 15/08/2012 16:10
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"Toute notre dignité consiste donc en la pensée " ( B. PASCAL, Pensées ) "Si le monde n'a absolument aucun sens, qu'est-ce qui nous empêche d'en inventer un?" ( Lewis Caroll, Alice au pays des Merveilles )
michmuch, il ne s'agissait pas de lui interdire de s'en servir, ce n'était donc pas un délire sécuritaire de la part de ma patronne, c'était simplement le fait de ne pas avoir assurer les conditions de sécurité nécessaires à l'utilisation de cet outil. J'avais le dos tourné (occupé par d'autres enfants), elle le tenait à l'envers et elle s'en servait d'une manière qui aurait effectivement pu la blesser.
Bon, je suppose qu'il n'y aurait de toutes façons pas eu mort d'hommes, mais quand on est responsable, 'faut quand même assumer et ne pas tout laisser faire n'importe comment. Sans vouloir être psychotique, c'est quand même un objet coupant et dangereux.
Il ne s'est donc pas agi de leur interdire, mais de prendre des précautions, c'est tout.
Après, il y a des trucs avec lesquelles j'étais pas forcément d'accord, et pour lesquels j'estime que c'était nul, par exemple elle a eu un jour une réaction à cause d'un enfant qui ne suivait pas le fonctionnement prévu pour les douches... Parce qu'il se baladait sans serviette autour de la taille (alors qu'il avait son caleçon et son tee-shirt, on pouvait pas dire qu'il était nu). Sur le coup, en plus, je l'ai approuvée comme un idiot, alors que là, à part traumatiser le môme par une réaction excessive et compromettre son intégration vu que du coup tous les autres se fichaient de sa gu... ça servait à rien et c'était une réaction imbécile. Après, avec le recul, je me suis dit, mais on a vraiment réagi comme des buses. Enfin, tu vois, pour un truc comme ça, je trouve ça évidemment absurde et totalement crétin - par contre, dans le cas du cutter, là elle avait raison.
Sinon, pour le "temps calme", je suis d'accord avec toi : c'est un truc d'adultes imposé aux enfants. C'est bien pour ça que je dis que j'ai agi comme un couillon en l'empêchant de chahuter un peu. Surtout que s'il gênait réellement ceux qui se reposaient, il n'y avait qu'à lui proposait d'aller un peu plus loin chahuter à son aise... Ben non, là j'ai vraiment agi en crétin.
Sinon, ben, je voudrais pas faire mon "prof", mais le cadre (je parle du cadre de fonctionnement, bien entendu, pas du cadre géographique ou physique), j'estime qu'il est nécessaire à la sécurité de l'enfant et à l'intégration de chacun (non que je veuille absolument obliger les enfants à vivre les uns sur les autres, il y en a qui aiment la solitude et ont besoin d'un espace vital, mais c'est toujours plus agréable quand on n'est pas rejeté par les autres...)
A la limite, plutôt que de le supprimer du vocabulaire (ce qui n'empêcherait de toutes façons pas les faits d'être là..!) je préféreraient réfléchir sur le terme, son concept et son application pour améliorer les choses. C'est rarement en voulant effacer les mots d'un langage qu'on arrive à modérer ses effets dans la réalité, - à mon avis çe serait même plutôt le contraire -.
Posté le : 07/08/2012 15:41
Edité par edophoenix sur 07/08/2012 16:08:14 Edité par edophoenix sur 07/08/2012 16:09:22
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"Toute notre dignité consiste donc en la pensée " ( B. PASCAL, Pensées ) "Si le monde n'a absolument aucun sens, qu'est-ce qui nous empêche d'en inventer un?" ( Lewis Caroll, Alice au pays des Merveilles )
En tout cas l'affaire fait réfléchir... Après avoir lu la réaction du ccif , je suis partagé entre le respect dû aux convictions et à la culture de chacun et le fait que certains fassent passer leurs croyances avant tout - parfois au détriment de sa propre santé ou de la sécurité des enfants à sa charge. Parce qu'en situation de travail, avec la chaleur, les horaires (on sait quand se termine les réunions de prépa, le soir, dans la plupart du temps...).
Cela dit, le Ramadan implique de ne pas s'alimenter tant que le Soleil est levé, donc du coucher au lever du Soleil, ils ont quand même le loisir de se rattraper... Finalement, c'est vraiment l'hydratation qui est plus inquiétante.
Et je suis d'acord avec Liondu34n juste au-dessus.
Posté le : 07/08/2012 15:21
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"Toute notre dignité consiste donc en la pensée " ( B. PASCAL, Pensées ) "Si le monde n'a absolument aucun sens, qu'est-ce qui nous empêche d'en inventer un?" ( Lewis Caroll, Alice au pays des Merveilles )
Pour les escargots, ça ressemble déjà aux courses de chevaux de bois que j'ai vu dans beaucoup de kermesse.
Sinon, petite idée : au festival du jeu Alchimie de Toulouse de l'an dernier, on avait créé un Jungle Speed géant, avec un totem de deux mètres en mousse et des cartes en bois d'un demi-mètre de coté.
Les familles s'étaient bien marré à sauter sur le totem comme des fous dès que les correspondances sortaient !
Posté le : 05/08/2012 17:18
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"Toute notre dignité consiste donc en la pensée " ( B. PASCAL, Pensées ) "Si le monde n'a absolument aucun sens, qu'est-ce qui nous empêche d'en inventer un?" ( Lewis Caroll, Alice au pays des Merveilles )
en privé, je veux bien, mais comme tu es en Guest, là, j'ai pas accès au MP...
Posté le : 05/08/2012 17:13
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"Toute notre dignité consiste donc en la pensée " ( B. PASCAL, Pensées ) "Si le monde n'a absolument aucun sens, qu'est-ce qui nous empêche d'en inventer un?" ( Lewis Caroll, Alice au pays des Merveilles )
Il faut dire également que je n'avais pas tout-à-fait les mêmes conceptions qu'elle. J'essayais de rester discret là-dessus et de m'aligner au maximum pour ne pas mettre le souk (car je pense que ses conceptions n'étaient certainement pas moins bonnes que les miennes) mais j'ai eu du mal, donc je pense que ça vient aussi de là.
Dans un groupe il est logique que tout le monde n'ai pas les mêmes conceptions. Cela peux même être une richesse. Mais pourrais tu nous en dire un peu plus en donnant un exemple concret. De plus en as tu discuté avec les 2 autres anims ?
Ca concernait les moments où on leur permettait plus de libertés, et ce qu'on pouvait leur permettre : par exemple, au début du séjour, je leur permettais volontiers de faire des courses sur le chemin qui menait au réfectoire (qui était goudronné, du coup notre adjointe a demandé qu'on les empêche de courir, par peur des accidents.) Je leur disais qu'ils pouvaient courir jusqu'à tel endroit (en gros la limite de mon champ de vision) et ils respectaient ça assez scrupuleusement, sur ce point je savais pouvoir leur faire confiance après les premiers jours. D'autres fois, c'st moi qui les empêchait de faire des trucs qu'elle, voulait bien leur permettre.
On a discuté de certains de ces points en particuliers lors des réunion du soir, pour se mettre un peu au diapason avec les deux autres anims, mais pas de manière globale. J'avoue que je n'y ai pas pensé, mais en général, je pensais sentir assez bien la ligne de conduite de notre adjointe et j'essayais en règle général de m'y conformer -sauf deux ou trois distractions qui m'ont fait plutôt revenir vers mes propres "attitudes"- (encore une fois, je précise que je ne pensais pas son fonctionnement moins bon que le mien.)
Citation :
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Quelques mots sur le déroulement : le groupe des 6-12 ans était divisé en deux sous-groupes, l'un était à l'atelier de préparation théâtral le matin, tandis que l'autre était en actis avec nous, puis on inversait pour l'après-midi. Le soir, il y avait une veillée commune.
Les enfants étaient-ils obligés de rester dans leurs groupes et dans les activités proposées, ou alors pouvaient t'ils; par exemple discuter entre eux ou gerder la même activité?
Ca dépend. Par exemple, il y avait une fille qui ne savait pas nager et avait peur de la piscine (et des blagues de certains des p'tits gars... hum... pas très malins à cet âge, lol !) et elle allait dans le groupe de théâtre pendant les séances de piscine. Et parfois, pour les besoins des répétitions, l'intervenante théâtre faisait passer des enfants dans l'autre groupe. D'ailleurs, en général, ils aimaient bien les ateliers théâtre, donc ça leur plaisait plutôt. Sinon, après, obligés de suivre les actis... Ca dépendait des anims en charge des activités, mais il y a eu pas mal de variétés d'actis (manuels, sportives, chats ou caches-caches, musique (percus), jeux de société...) qui les intéressaient assez. Pour ma part, je ne les forçais pas à participer, mais je leur demandais de rester près du groupe.
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J'ai commis plusieurs erreurs durant ce séjour. Une concernant la sécurité des enfants, qui a heureusement été vite rattrapée et n'a pas eu de conséquences. D'ailleurs, je vous jure que je n'en ai plus fait d'autres ensuite, l'alarme a suffit pour éveiller ma vigilance. Le problème, c'est que du coup, je n'ai pas vraiment réussi à me détendre par la suite, et j'ai été trop rigide. Je suppose qu'une partie de la logistique d'une colonie de vacances, à laquelle je n'étais pas habitué, m'a aussi stressé. Bref, du coup, j'ai été trop rigide, et pas assez dans le plaisir d'être avec les jeunes, mais trop dans l' "ordre", et je me suis retrouvé à faire le contraire de ce que je pense être la bonne attitude de l'animateur : j'étais trop dans l'autoritarisme et pas du tout dans la rigolade.
Tu veux dire que par soucis de sécurité tu as défendu des "choses" que tu aurais permis sans ton erreur sur la sécurité ? C'est cela qui est difficile, bien sur. Savoir assumer une erreur est tres positif, mais il faudrait éviter que cela entraîne une attitude inverse, du "je m'en foutisme"( je ne trouve pas l'expression exacte) et entraîner une attitude trop rigide. Mais ce que tu dis est tellement humain!!
Citation :
Il y a eu des moments, cependant, où j'ai bien rigolé avec certains - et même avec la plupart. Ils ont entre autres été contents d'apprendre des rythmes de jembé, de faire des courses avec moi ou des parties de badmington au cours desquelles nous ne rattrapions aucune des balles (pardon, des volants), mais où nous rigolions comme des fous.
J'ai également tiré une certaine fierté du fait de m'être intéressé à ceux que le groupe laissait un peu de côté et à avoir réussi à en intégré un qui s'est fait du coup des amis et a pu passer des meilleurs moments que s'il était resté tout seul.
Ouf il y a eu du positif !!
Blague à part; de nombreux animateurs ont malheureusement tendance à "négliger" les enfants laisser pour compte. Tant mieux si tu en a tenu compte.
Ca, ça remonte à mon stage pratique, en fait... Ca pourrait constituer une anecdote intéressante à raconter une autre fois. D'ailleurs j'ai un doute, il me semble l'avoir déjà évoqué sur le forum, mais je ne sais plus où...
Citation :
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Mais le problème est resté : j'ai oublié de me détendre, de délirer vraiment avec eux, et du coup j'ai trop été dans la position dans laquelle je dis en général que l'anim' ne doit PAS être, celle de l'autorité.
Sur ce point je suis assez nuancé. Oui l'animateur n'est pas l'autorité; mais il doit, tout de même garder une certaine autorité, pour assurer la sécurité, pour éviter que les "enfants à fortes personnalités "écrasent" ceux qui sont plus timides etc. Ceci rejoint ma remarque précédente. Citation :
En particulier, j'ai été dans la confrontation avec deux garçons du groupe qui étaient assez turbulents et bruyants. C'étaient en fait des bons gars mais comme ils avaient besoin de s'agiter, j'ai commis l'erreur de vouloir trop les cadrer.
Sur ce point il m'est difficile de donner un avis clair. Mais dans tous les groupes les enfants sont différents. Tu auras toujours des turbulents, des timides, des dociles, des rebelles, des qui veulent commander, des suiveurs etc.
La difficulté pour le personnel péda est de savoir jusqu'où l'on peux aller et quant faut il arréter ces enfants. Pour cela je pense qu'un travail d'équipe est primordial.
Non, là, je suis allé vraiment loin à un moment. Bien sûr, ils ont parfois fait les andouilles, qui justifiait un petit recadrage, mais bon, à la fin, je me retrouvais à les engueuler juste parce qu'ils faisaient du bruit pendant le "temps calme", j'avais vraiment l'impression de devoir les cadrer en permanence alors qu'en fait, bon, ils étaient en vacances, c'est normal qu'ils aient eu besoin de faire du chahut, je veux dire.
Citation :
Citation :
Bilan : quand on part en colo, 'faut oublier un peu le cadre et surtout ne pas oublier de s'éclater avec les enfants pour qu'ils passent de bonnes vacances.
La je rejoint matw et crevette. tu peux très bien d'éclater sans oublier qu'il y a un cadre à respecter. A l'équipe pédagogique d'utiliser le cadre qu'ils ont fixé, peux être avec les mineurs, pour que les enfants passent de bonnes vacances. Je ne sais pas si je donne un bon exemple mais j'essaie. Les batailles d'eau avec de nombreux enfants. Oui c'est super tout le monde s'éclate. Mais il faut savoir que cela peut dégénérer en violence et un animateur doit pouvoir être capable d'arréter s'il sent que cela dérape grave. Voila mon humble avis personnel, en fonction des infos que tu as donné. Mais, comme tout avis personnel, il est discutable. Allez merci pour ton message et A+
C'est sûr, je n'en disconviens pas !
D'ailleurs il me revient une bataille de papiers entre animateurs et le groupe ados... On s'est bien marrés à ce moment-là !
Citation :
crevette76 a écrit : Salut edophoenix,
pas facile de te répondre, parce que tu en dis trop ou pas assez, mais j'arrive perso pas à me dessiner le séjour, ou en tout cas ce qui t'as convenu/pas convenu dedans, ni si tes erreurs identifiées en sont et si d'autres facteurs ont joué... Par contre Citation :
edophoenix a écrit : Bilan : quand on part en colo, 'faut oublier un peu le cadre et surtout ne pas oublier de s'éclater avec les enfants ; pour qu'ils passent de bonnes vacances.
pas certaine que je dirais ça, je dirais plutôt que le cadre doit avoir été pensé pour être adapté aux enfants, et pour être un outil pour l'équipe afin que faciliter le fait que les mômes puissent passer de bonnes vacances. Exemple tout bête : si on choisit de proposer du petit déjeuner individualisé, il faut penser le cadre (la "logistique de l'ombre" comme je l'appelle souvent) pour rendre les choses possibles sans que ce soit un truc qui vire au grand n'importe quoi ou qui mette en difficulté l'équipe ; il faut donc un cadre, mais un cadre qui va permettre une fluidité...
Mais bon j'suis peut-être à côté de la plaque parce que j'comprends pas trop bien ce que tu veux qu'on discute ou pas sur ce fil en fait
Bon, j'avoue tout ! ma première erreur de sécurité, c'était pendant la confection des décors de la pièce avec les enfants... J'avais confié un cutter à une jeune à qui je savais que je pouvais faire confiance, mais j'ai pas été assez rigoureux dans mes explications. Je lui avais demandé d'attendre que je revienne pour continuer, le hic a été que je me suis laissé accaparé par d'autres réalisations, et du coup, elle a fini par perdre patience et par utiliser le cutter... à l'envers... Bon, il n'y a pas eu de drames parce que la directrice est heureusement arrivée à temps ! La deuxième, ç'a été l'oubli de la trousse de premiers soins pendant une sortie (aïe !) mais heureusement, là, il n'y a pas eu d'accidents, non plus.
Après, c'est sur que le cadre, il y en a besoin, mais justement, normalement, j'estime qu'il doit rouler suffisamment pour qu'on n'ait plus besoin de se concentrer dessus (que ce soit du point de vue des règles de vie, ou du point de vue de la logistique). Après, pour les repas, là, on n'avait pas trop le choix, on était dans un centre qui avait son propre système. On était plusieurs colos différentes, d'ailleurs j'ai pu à un moment sympathiser avec un anim' d'une colo Telligo... Par contre, les enfants je ne sais pas trop ce qu'ils faisaient il y avait pas mal de bitume et peu de verdure. Pour le séjour auquel je participais ça allait, parce qu'on avait une orientation que les infrastructures aidaient en fait bien à concrétiser, on avait des salles de répét' pour le théâtre, des p'tites salles pour les veillées qu'on a aménagés sympatochement, etc.
Citation :
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maintenant est-ce que ça existe sur les colos ? cette ouverture sur l'extérieur qui permet à l'enfant qui trouve pas sa place dans son groupe d'aller voir ailleurs, cet échange avec des gens venus d'ailleurs, ce rapport avec des adultes de tous âges (je me souviens d'un petit gamin qui a passé un séjour collé â un couple de personnes âgées)
je ne dis pas que les colos manquent d'intérêt hein ?, je vois le bien que c'est de donner accès aux vacances à des enfants qui ne partent jamais mais est-ce qu'il ne manque pas cette dimension là ?
Clairement dans la plupart (toutes ?) des colos voui. Et ça peut être encore "agravé" par le fait de "subir" le groupe de la colo au jour le jour sans pouvoir s'en esquiver, sans pouvoir s'en choisir un autre (ou une partie d'un autre)... et parfois vraiment pas quand le fonctionnement est peu souple (par "groupe de vie", par tranche d'age, par chambrée, sans possibilité de transversalité, sans possibilité de s'isoler du groupe parfois...)
Citation :
et ça manque dans les AL aussi
Vouais. D'ailleurs les anims "classiques" quand ils bossent la première fois sur un vv ou un camping ben souvent le critère "y'a les parents/papys/voisins/amis sur place" est plutôt perçu consciemment ou pas comme un "danger" que comme une richesse supplémentaire à leur travail...
Et concernant l'expérience d'edophoenix, justement moi je capte pas dans ses écrits si le môme pouvait faire autre chose que théâtre pendant le créneau du groupe, si un 7 ans pouvait à un moment ou pas aller voir un pote de 13 ans, si y'avait possibilité ou pas un aprem d'aller bouquiner peinard sous un arbre pour "souffler un coup de ce vase clos collectif"...
Tout ça quoi... Mais bon j'sais pas bien si c'est l'objet de ce fil en fait
Là, ça allait, puisqu'on était deux groupes de la même compagnie : parfois des ados venaient faire coucou aux jeunes et vice-versa, donc il y avait des échanges entre grands et petits... Pas de contacts avec les autres colos du centre, par contre.
Pour les théâtre, je n'ai assisté qu'à la générale, je ne peux donc pas trop dire comment ça se passait et quel degré de liberté avaient les enfants. Je sais que les 12-13 ans aidaient joyeusement les plus jeunes à apprendre leurs textes, d'après les comptes-rendus que l'intervenante nous faisaient aux réus' du soir, et que les enfants étaient ravis quand ils revenaient de l'amphi où avait lieu l'atelier. Certains nous demandaient d'eux-mêmes de les aider à réciter leurs textes ; Franchement, l'intervenante m'a paru géniale. Ils avaient tous un certain enthousiasme (voire un enthousiasme certain) à aller avec elle quand elle passait au réfectoire pour discuter de leurs idées. Car elle était très ouverte en plus à leurs idées de mises en scène, tout ça : c'était vraiment leur pièce à eux, quoi.
Posté le : 27/07/2012 16:23
Edité par edophoenix sur 27/07/2012 16:49:05
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"Toute notre dignité consiste donc en la pensée " ( B. PASCAL, Pensées ) "Si le monde n'a absolument aucun sens, qu'est-ce qui nous empêche d'en inventer un?" ( Lewis Caroll, Alice au pays des Merveilles )
Je suis rentré il y a quelques jours d'un séjour avec Txxxe. C'est la première fois que je travaillais ailleurs que dans un village-vacances, une maison de quartier ou un centre périsco (en dehors de mon stage pratique, qui commence à remonter...).
J'éprouve le besoin, pour une fois, de partager mon expérience parce que le séjour a été mitigé et donc, ça sera à la fois un bilan critique pour moi-même, mais je pense que ça peut aussi aider d'autres... J'ai attendu quelques jours pour avoir un peu de recul, je me ance donc maintenant :
Le cadre :
Txxxe est une SARL qui propose des séjours à orientation artistique (danse, théâtre, audiovisuel, etc..). Elle travaille en lien avec diverses mairies de la région Parisienne.
Le site du séjour où j'étais engagé à travailler est situé à Valbonne, près de Nice, dans la zone de Sophia-Antipolis. La réunion de préparation s'étant déroulée à Paris, j'ai découvert le site seulement une fois sur place pour le séjour. L'avantage était qu'on avait sur place à peu près tout : une piscine que nous avons pu utiliser plusieurs fois (ouf, avec la chaleur, les gamins étaient heureux de faire des chats-ballons dans l'eau fraîche), des terrains de piques-niques, des salles, etc. Cependant, trois gros inconvénients : le couloir des chambres ressemblaient à un couloir d'hôpital (j'étais d'accord avec les collègues sur ce point), l'environnement en béton, on n'avait pas accès au terrain de football (un super grand terrain qui faisait aussi terrain d'athlé'). On s'est adaptés en utilisant un terrain de volley rempli de sable (génial à certain moment, mais dans l'après-midi, le sable brûlait les pieds !) et, juste à côté, une pelouse assez grande quoique plus très verte, mais sur laquelle les enfants pouvaient se dépenser sans risques majeurs.
L'équipe :
Le séjour comptait deux groupes : un groupe ado, et un groupe 6-12 ans, sur lequel j'étais affecté avec une A.S. qui était aussi directrice-adjointe et deux autres animateurs. L4atelier théâtre était assuré par une cinquième intervenante spécialement détachée pour cela. Sur notre groupe, il avait 26 enfants.
Je me suis rapidement bien entendu avec le deuxième animateur, J. et l'animatrice R., mes relations se sont cependant un peu dégradé avec l'adjointe suite aux diverses erreurs que j'ai commises et dont je reparlerais plus tard.
Il faut dire également que je n'avais pas tout-à-fait les mêmes conceptions qu'elle. J'essayais de rester discret là-dessus et de m'aligner au maximum pour ne pas mettre le souk (car je pense que ses conceptions n'étaient certainement pas moins bonnes que les miennes) mais j'ai eu du mal, donc je pense que ça vient aussi de là.
Quelques mots sur le déroulement : le groupe des 6-12 ans était divisé en deux sous-groupes, l'un était à l'atelier de préparation théâtral le matin, tandis que l'autre était en actis avec nous, puis on inversait pour l'après-midi. Le soir, il y avait une veillée commune. Nous nous sommes accomodés de ce système pour nos activités, notamment, nous avons mis au point un jeu de piste collaboratif suivi d'une veillée-enquête (Cluedo Grandeur-nature) durant lesquels les enfants étaient sur la piste d'oscars volés. Les autres jours nous leur proposions des actis plus ponctuels, manuels, sportives ou musicales (J. faisant de la guitare et lui et moi des percussions, nous avions amenés jembés et cajon.) Etait aussi prévue une journée de sortie à la plage.
J'ai commis plusieurs erreurs durant ce séjour. Une concernant la sécurité des enfants, qui a heureusement été vite rattrapée et n'a pas eu de conséquences. D'ailleurs, je vous jure que je n'en ai plus fait d'autres ensuite, l'alarme a suffit pour éveiller ma vigilance. Le problème, c'est que du coup, je n'ai pas vraiment réussi à me détendre par la suite, et j'ai été trop rigide. Je suppose qu'une partie de la logistique d'une colonie de vacances, à laquelle je n'étais pas habitué, m'a aussi stressé. Bref, du coup, j'ai été trop rigide, et pas assez dans le plaisir d'être avec les jeunes, mais trop dans l' "ordre", et je me suis retrouvé à faire le contraire de ce que je pense être la bonne attitude de l'animateur : j'étais trop dans l'autoritarisme et pas du tout dans la rigolade.
Il y a eu des moments, cependant, où j'ai bien rigolé avec certains - et même avec la plupart. Ils ont entre autres été contents d'apprendre des rythmes de jembé, de faire des courses avec moi ou des parties de badmington au cours desquelles nous ne rattrapions aucune des balles (pardon, des volants), mais où nous rigolions comme des fous.
J'ai également tiré une certaine fierté du fait de m'être intéressé à ceux que le groupe laissait un peu de côté et à avoir réussi à en intégré un qui s'est fait du coup des amis et a pu passer des meilleurs moments que s'il était resté tout seul. Je sais aussi que plusieurs autres enfants, entre autres un p'tit gars (qui lui aussi restait à l'écart, il avait des attitudes assez solitaires que les autres enfants ne comprenaient pas, il n'a pas trop su trouver sa place, lui non plus) et plusieurs filles aimaient bien être avec moi.
Mais le problème est resté : j'ai oublié de me détendre, de délirer vraiment avec eux, et du coup j'ai trop été dans la position dans laquelle je dis en général que l'anim' ne doit PAS être, celle de l'autorité. En particulier, j'ai été dans la confrontation avec deux garçons du groupe qui étaient assez turbulents et bruyants. C'étaient en fait des bons gars mais comme ils avaient besoin de s'agiter, j'ai commis l'erreur de vouloir trop les cadrer.
Bref, une grosse remise en question, mais avec la ferme intention de ne pas retomber dans cette erreur et de mieux me positionner, si j'ai l'occasion de repartir en colo'.
Bilan : quand on part en colo, 'faut oublier un peu le cadre et surtout ne pas oublier de s'éclater avec les enfants ; pour qu'ils passent de bonnes vacances.
Posté le : 26/07/2012 17:41
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"Toute notre dignité consiste donc en la pensée " ( B. PASCAL, Pensées ) "Si le monde n'a absolument aucun sens, qu'est-ce qui nous empêche d'en inventer un?" ( Lewis Caroll, Alice au pays des Merveilles )