Journal de l'animation : Faut-il combattre l'astrologie ?, Trois projets made in design, Comment collaborer quand on ne s'apprécie pas ? Prendre en compte le risque incendie en ACM...
cachout a écrit : Pour moi si y a un thème les enfants doivent se sentir concernés et pas se sentir obligée.j aurais aimé que ce soit les enfants les acteurs de leur journée et ou on les aide a réaliser leur envies
Ok, de quoi as-tu besoin pour proposer ça à ton directeur et à tes collègues ? Des idées de méthodes, d'organisation ? Des idées de jeux, ça il y en a plein sur le forum et sur internet. Tu peux utiliser l'outil RECHERCHE (en bas à gauche), ou bien google...
Posté le : 22/05/2013 21:48
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animateur amateur en cours de construction
le plus important, ce n'est pas l'outil (boîte à idées, mur d'expression, crieurs publics...), c'est la capacité de l'adulte à expliquer, inciter et surtout accompagner la réalisation des idées. Tant que les BaI et les murs d'expression resteront des propositions soumises à l'acceptation ou au rejet des adultes (le soir en réunion, sans les enfants...), ces outils ne seront que des simulacres pour faire croire aux enfants qu'il est possible de proposer et de réaliser ses propositions.
C'est l'organisation générale de ton accueil qui va déterminer cette réussite ou non, et la compréhension qu'en ont les anims, et les enfants. Quel budget est alloué aux enfants pour qu'ils réalisent leurs projets ? Quelle place est laissée dans le planning* pour caler tous ces projets ? etc...
Tu as la chance d'être animateur et de pouvoir proposer à tes collègues de nouvelles choses. Il faut tester, se louper, demander aussi aux enfants comment "mieux faire" pour qu'ils puissent prendre en main leurs vacances. Il faut apprendre aussi nous, animateurs, à rebondir sur des idées dites rapidement, pendant un repas, le soir au coucher, dans un "délire" entre potes... A nous de les relancer sur leurs propres idées et de les accompagner dans leur réalisation (soit en laissant faire, en mettant du matos à dispo, en les aidant ou parfois, à faire pour eux).
Qu'en dis-tu ?
* le planning est un outil de gestion du temps de travail habituellement, non ?
Posté le : 22/05/2013 18:36
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animateur amateur en cours de construction
si tu entendais quelqu'un dans la rue qui parle de son boulot et qui dirait : Citation :
cachout a écrit : j ai 3 semaines a tenir
qu'est-ce que tu penserais ?
Perso, je me dirais que cette personne n'aime pas son boulot, ou bien qu'on lui en demande trop, ou bien qu'elle est victime de harcèlement, ou bien qu'elle est vraiment pressée de partir en vacances... bref, qu'elle n'est pas enchantée de bosser.
Est-ce ton cas ? J'imagine que non, mais peut-être que tu ne t'attendais pas à ça comme boulot en devenant animatrice. Pour te rassurer, tu n'es pas obligée de travailler comme ça. Fonctionner sur un thème, d'autant plus pendant 3 semaines, beaucoup le font encore, mais (j'espère) de moins en moins. Pour qui tu travailles ? Pour les enfants ou bien pour ton directeur ? Et lui, pour qui il bosse ? Pour lui ou pour les enfants ?
Remets les enfants au cœur de ton travail et tu n'auras plus à te poser des problèmes de ce genre. Si tu travailles avec eux et non à leur place, ça va t'ouvrir des portes infinies. La seule difficulté (qui en général est surmontable), c'est de prévenir et d'informer ton dirlo que tu ne veux (peux !) pas travailler de cette manière. Après tout, qui est l'animatrice ? Qui va travailler tous les jours avec les enfants, le dirlo ou l'anim ? C'est à toi d'inventer (ou de choisir) tes propres méthodes de travail, et si "les thèmes" ne t'inspirent pas, tu peux travailler sans. C'est même tellement mieux (avant tout pour les enfants, mais aussi pour les anims). Sans thème ne signifie pas sans imaginaire, sans grands jeux, sans surprises, mais juste : sans thème.
Qu'en penses-tu ? Que voudrais-tu mettre en place ? Veux-tu des billes pour en parler à ton dirlo ?
Posté le : 22/05/2013 18:21
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animateur amateur en cours de construction
faudrait définir un peu tes termes michmuch... incantation, réincarnation... tu serais pas gourou ???
L'incantation, c'est le premier cri de l'être humain, la pulsion de vie pour combattre l'effroi comme dirait Paulo.
Concernant l'Inde, tu peux rester dans le cul-cul et parler des castes, de l'hindouisme, de Brahma, Vishnou, Shiva. Mais c'est ce qu'on appelle un cours d'histoire (ou de religion). Tu peux acheter du maquillage, des turbans et des saris, et puis... et puis pas grand chose... un petit spectacle ridicule qui ne reprend que des clichés, des oeuvres d'art très moches pour essayer de "copier" le "style" (bah !) indien...
Sinon, tu manipules, et l'inde devient le monde des indiens et... des cow-boys !
Posté le : 21/05/2013 23:28
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animateur amateur en cours de construction
Anfodico, merci pour ces deux nouveaux exemples, ça va me permettre de réexpliquer ce que je disais à propos du téléphone portable. Pour le reste, rien à rajouter, je comprends et suis globalement en accord avec ta façon de faire. Le fait de tirer un peu sur la caricature permet de faire réagir de préciser sa pensée, ses propos, de mieux expliquer (à l'attention de Matim...).
Citation :
Anfodico a écrit :
- Si je vois que les douches sont dans les chambres, et très mal insonorisées (genre, tuyau qui fait un bruit pas possible, portes qui claquent et lumière qui s'allume de l'extérieur, avec éblouissement des autres quand on ouvre la porte), je vais l'expliquer aux jeunes, et je ne laisserait pas passer dans le mode de fonctionnement que l'on peut se doucher à n'importe quelle heure du matin ou du soir. Je sais que cela poserai un problème, je l'explique, et j'impose une règle. Cela n'empêche pas de discuter, et peut-être qu'on arrivera à un fonctionnement avec une heure minimale et/ou maximale pour les douches, ou un système plus souple qui permet de se doucher à condition que personne ne dorme dans la chambre.
mais ça c'est TA solution à un problème imaginaire ou qui vaudrait pour TOI. Comment sais-tu sans demander aux enfants si ça dérange quelqu'un ? Qui te dit qu'ils n'ont pas tous le sommeil lourd et s'endorment facilement dans cette chambre ? Qui te dit qu'ils ne s'organisent pas entre eux déjà pour éviter de se gêner ? C'est bien ce qui m'embête de plus en plus dans cette idée d'anticiper tout problème et de le régler (verbe qui a tout son sens -> par une règle) à la place des personnes concernées. C'est les priver de construire ensemble une solution commune et satisfaisante pour tous. On sait, nous adulte, que ce n'est pas quelque chose de facile (sait-on nous-même le faire ?), alors donnons-leur cette chance de le faire. Par contre, le rôle de l'adulte ici, pour moi, n'est pas de ne rien faire. L'adulte doit s'informer, se tenir au courant d'une possible gêne pour certains. Par une relation de qualité avec l'enfant (mission légale de l'animateur !), être certain que les enfants dont il a la responsabilité ne souffrent pas de situations telles que celle-ci (les douches dans les chambres). C'est ça qu'il faut travailler, c'est le cadre que l'on propose aux enfants où ils vont être capables, de mieux en mieux, d'exprimer leurs propres besoins individuels et personnels, pas ceux imaginés (extrapolés) par l'adulte à partir de sa propres expérience (et/ou de Piaget aussi ).
Posté le : 21/05/2013 12:26
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ludou a écrit : Pareil pour moi, et je ne me prive pas de le faire remarquer à la (aux) personne(s) concernée(s). Pour autant je n'impose pas une règle arbitraire sur ce sujet.
Et si l'enfant en face (ou un autre adulte d’ailleurs) estime que c'est toi qui est pénible avec tes remarques, tu fais quoi ? Tu fais contre mauvaise fortune, bon cœur ? Vous entrez en conflit ? Dans le cas d'un enfant dont tu as la responsabilité, ton propos sera-t-il réellement au niveau niveau que son argumentation ? Ne va-t-il pas prendre ta remarque "personnelle" pour une consigne "d'adulte responsable de lui" ? Cela n'est-il pas finalement plus vicieux que d'avoir défini ensemble des règles à l'avance (règle qui pourront tolérer ou pas le portable à table) ?
le conflit est une possibilité, en tout cas le désaccord dans un premier temps.
Ta deuxième remarque est très juste. Si le cadre général n'est pas pensé, expliqué et démontré comme étant un cadre où les décisions se prennent réellement collectivement, la soumission habituelle à l'adulte va se reproduire, et là ce serait vicieux de ma part. Mais les enfants et les ados comprennent bien vite à qui ils ont à faire. Quand ils viennent poser maintes et maintes questions sur "ce qu'ils doivent faire" et à quel moment (déformation profonde due à l'école, aux ACM...) et que l'adulte les renvoie systématiquement soit au collectif, soit à trouver leur propre réponse (en gros, décider pour eux-même), les enfants perdent très facilement leur soumission (ou plutôt leur "docilité") habituelle. Pour ça, il faut que l'ensemble des adultes adopte la même attitude face à ces situations. Les premiers jours sont donc parfois déstabilisants : "que faire de cette liberté dont je n'ai pas l'habitude ? Puisque personne ne décide plus à ma place, que dois-je penser et faire ?" Certains seraient bien étonnés de voir qu'au bout de quelques jours, les enfants/ados viennent voir les adultes non plus pour demander la sacro-sainte permission, mais pour avoir des conseils sur comment faire, avoir l'avis d'un adulte. Ce sont eux qui vont chercher leurs réponses, et non l'adulte qui vient donner ses propres réponses à des questions que l'enfant ne se pose même pas.
Citation :
Citation :
ludou a écrit : Sur le reste, les gamins sont pas cons, ils prennent des risques mesurés, d'autant plus quand l'adulte n'est pas là...
C'est vrai que ça se saurait si les enfants étaient victimes de terribles accidents domestiques, souvent en l'absence des adultes, ou si les jeunes avaient des comportement dangereux, avec de nombreux accidents graves à la clé...
ça ressemble à de l'ironie. Tu as des chiffres là-dessus ? Tu as fait le ratio accident/nombre d'enfants en France ? Ignorer le danger est une erreur. Surprotéger et effacer tous les dangers en est une autre. Le rôle de l'animateur est entre les deux, dans le faire avec, puis le laisser-faire. Bref : accompagner et autoriser.
Citation :
Pour l'usage de pétards, j'espère que tu t'ai limité à la catégorie K1 et qu'aucun enfant n'avais moins de 12 ans (sinon, tu n'as pas respecté la loi).
non, non, j'ai ramené du Nitroroc S 4/24 qu'on utilise pour les avalanches, c'est plus rigolo... Faudra un CPT pour des clac-doigts bientôt ?
Comme j'étais animateur, je ne leur ai pas fait lire le décret n°90-897 du 1 octobre 1990, par contre, on a lu les étiquettes dans le magasin. C'est assez bien fait, y'a même écrit l'âge minimum pour s'en servir... chouette ! (évitons d'apprendre, de comprendre et de faire attention à soi en bannissant les pétards ! C'est tellement plus simple).
Posté le : 21/05/2013 11:30
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hé Fabrice, t'as oublié une question de fond (enfin, c'est pas la première que tu zappes)...
Citation :
solleana a écrit : Citation :
Ils sont tout autant que d'autres organismes très favorables à l'éducation populaire, l'un des formateurs a d'ailleurs bien insisté sur ce point ce week-end.
Suffit pas de le dire, encore faut il le prouver... Ca se matérialise comment l'éducation populaire chez Telligo?
Un post-68ard attardé, mais qui n'a jamais fumé de pét' (mince, j'espère que ça ne va pas trop chambouler ton idée de la société).
Posté le : 21/05/2013 10:19
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roke17 a écrit : Je reste effaré par ce nombre de bien-pensants qui considèrent que l'adulte ne sais jamais mieux que l'enfant ce qui est bien pour lui: quand un enfant veut prendre son vélo pour aller sur la 4 voix, il sait mieux que moi ce qui est bien pour lui, quand un enfant obèse ne veut pas envisager de perdre des kilos, il sait mieux que moi ce qui est bien pour lui, quand un enfant prend son sexe en photo et le met sur facebook, il sait mieux que moi si c'est bien pour lui, quand veut regarder des films de zombis estampiullés -16ans, il sait mieux que moi si c'est bon pour lui, quand un enfant garde ses écouteurs toute la journée et s'isole des autres H24 (je parle pas nécessairement en séjours), ... Sur chacun de ces exemples, il a matière à discussion,
Bref, il y a à mon avis pas mal de situations où l'adulte a le devoir de mettre à profit son vécu, son expèrience, ses connaissances et son bon sens pour aider l'enfant (en fixant des règles et des interdits par exemple), même si celui-ci trouve que c'était pas mauvais pour lui.
tout ce que tu dis est très juste, roke, je suis content de te lire. Tu as l'intelligence de discerner ce qui relève de la responsabilité de l'adulte, son devoir de protéger l'enfant, et ce qui relève du "je décide pour l'enfant" (ou pour l'autre, c'est exactement la même chose entre adultes, sauf que l'adulte est en général moins soumis que l'enfant) sur des sujets qui concernent l'enfant et pas l'adulte directement.
Ce qui te fait dire cette phrase pleine de bon sens :
Citation :
Donc concernant le portable, ça se réfléchis. On est pas dans une situation où l'enfant va être en danger peut être n'est-il pas nécessaire de décider pour lui.
Citation :
Je confirme que concernant les repas, quand je mange avec des gens et qu'ils n'arrêtent pas de téléphoner ou d'écrire des messages, je trouve ça irrespectueux (de moi, des autres personnes autour de la table).
Pareil pour moi, et je ne me prive pas de le faire remarquer à la (aux) personne(s) concernée(s). Pour autant je n'impose pas une règle arbitraire sur ce sujet.
Citation :
Et pour l'exemple des activités, si je vais visiter un musée, que je prends un guide pour ça, je m'engage implicitement à participer à toute la visite. Si ça me plaît finalement pas trop, je ne trouverai pas normal de partir en plein milieu ou de me mettre à "forumer" sur mon portable (même si je suis en vacances). Il en va de même selon moi si l'enfant participe à une activité qu'il a choisi.
ah ouai ? Wah, moi je me casse (sauf si on est dans des oubliettes labyrinthiques ou en sortie spéléo)...
Ceux qui savent lire auront donc compris que mon (nos) propos ne visent pas (mais alors pas du tout) à abolir toutes les règles. Le cadre est nécessaire, constructeur, rassurant pour l'enfant. Mais dans la réalité, sur le terrain, l'adulte (im)pose beaucoup de règles aux enfants, en grande majorité pour son confort (d'adulte), sans se poser la question éducative. On en arrive à des situations ubuesques (et pourtant courantes, encore vues récemment) où l'adulte, dans sa relation abjecte et manipulatrice avec l'enfant dit : "Mais tu crois que ça me fait plaisir de te crier dessus toute la journée et de te demander de m'obéir ?"
Et puis t'en a eu souvent des gamins qui voulaient faire du vélo sur l'autoroute ?
Pour te rassurer, roke, il y a deux semaines, lors d'une activité pétards (décidée et organisée par les jeunes), le seul interdit que j'ai dû poser (et d'ailleurs ma quasi seule intervention de toute l'acti) a été d'interdire le gros pétard dans la canette de bière en verre, c'était plutôt dangereux comme idée. Sur le reste, les gamins sont pas cons, ils prennent des risques mesurés, d'autant plus quand l'adulte n'est pas là...
Posté le : 21/05/2013 10:15
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