Journal de l'animation : Halte aux rumeurs et légendes de l'animation !, Comment favoriser des relations garçons-filles épanouies ?, Intervenir dans un conflit entre animateurs...
"Jouer au docteur", les concours de taille de zizi ou de longueur de pipi, les masturbations entre copains pour être sur qu'on est un vrai garçon et autres recherche et découverte de sa sexualité et de ses limites ont toujours existée chez les enfants j'ai l'impression. Beaucoup n'ont jamais était découvert par les adultes et se constituent en de souvenirs coquins d'enfance, tant qu'ils ne tombaient pas dans la perversité ! Quand on fait des betises en cachette, c'est parce qu'on est quand même conscient que c'est interdit. Si on en vient à se prendre en photo, à le montrer à d'autres, c'est qu'il y a encore plus de boulot ! L'adulte est là pour rapeller le caractère intime de la sexualité, sans la stigmatiser comme perverse puisqu'elle est quand même à la base de notre civilisation (reproduction de l'espèce et notion de plaisir )
Mais ce qui semble nous déranger surtout, c'est qu'avec la surmédiatisation du sexe et ce qu'il y a autour, du voyeurisme ambiant pervers autour de la vidéo x de machin sur internet ou de l'abondance de photos volées de stars ou inconnu dans leur intimité, les enfants ont encore plus de difficultées à comprendre que c'est du domaine de l'intime.
L'éducation aux nouveaux médias et la prise en compte de ses enjeux sur nos enfants est un enjeu fondamental. Un portable appareil photo à 8ans , une utilisation d'internet sans survaillance à 9ans , des chaines du cable aux délires de voyeurisme et de perversité sans une discussion de recul avec un adulte à 10ans ou un skyblog à 11ans, pour moi c'est la même : c'est le marketting commercial rentable d'aujourd'hui, qui fait des ravages pour demain !
Et en collectivité, c'est encore un lieu où on peut imposer des règles ( utilisation du portable et d'internet par exemple ) et favoriser l'éducation, les débats avec les enfants ET leurs parents !
Courage ! On est nombreux dans ces positionnement en ce moment à mon avis !
De part mes différentes expériences, je pense que le téléphone et autres moyens de communication ( courrier, mail) doivent avoir leur temps dans une journée mais ne doivent pas être laissé sans réflexion. Des créneaux horaires où l'on peut utiliser son portable, tout comme sa carte téléphonique, tout comme le point phone ou autres, c'est aussi éduquer à la communication avec l'autre, la promouvoir pour entretenir avec l'autre des relations malgrès l'éloignement, mais aussi ne pas penser que l'autre doit être disponible 24h/24h. Avoir un téléphone portable constament sur soi en tant qu'enfant, c'est quand même dépendre de l'autre qui est éloigné en ne consacrant que moins de temps à l'autre autour de soi. Même pour des ados. Cette utilisation massive et parfois abusive du téléphone dans notre société doit apparaitre dans les projet pédagogique ( notament des séjours) pour devenir aussi un enjeu éducatif.
Quant aux animateurs, le temps de travail n'est pas un temps où l'on peut être joint pour quelconque raisons d'entretien de relations ( amicales, familiales, privées) bienqu'en cas d'urgence ils pourront toujours être joint ( fixe du centre par exemple) : dans beaucoup de travail, le portable reste au vestiaire... Pour l'équipe d'animation, nous l'avons inscrit dans le projet pédagogique, à savoir utilisation pendant le temps de pause et si il doit recevoir un coup de téléphone urgent ou être en situation d'être contacté en urgence, de prévenir l'équipe avant.
... ouf, j'étais inspirée, j'attend vos réflexions et expériences également...je vous laisse mon téléphone portable sonne !
jongloman a écrit: Je me souviens qu'un connard avait proposé de demander les originaux des dipômes aux animateurs !!! (je précise que c'est de l'auto dérision (au cas ou))
Heureusement qu'il avait pu confronter son idée avec les autres. Ca lui a permis de se rendre compte qu'elle était stupide et de changer sa façon de faire à l'avenir ...
Mais le débat ne se posait pas tellement dans cette structure : il y a des leiux, de la tolérance, des aménagement pour vivre ensemble, fumeurs ou pas. Là, il s'agit d'autre chose, d'une loi sur les lieux de travail qui est applicable dès 2007. Je ne dis pas qu'il faut suivre toute les lois à la lettre ( n'allait pas penser cela svp...) sinon on en finirais pas, mais d'une application générale delmandée à tout les employeurs, notament dans certains établissements où ils n'y a pas de dérogations possibles : ex hopital, école...
Mes interrogations portaient surtout sur comment se positionner en tant qu'employeur, dans un centre de loisirs au sein d'une école par rapport à cette loi... Changer d'organisation ou se mettre hors la loi par bon sens pédagogique ?
J'ai eu connaissance de cette nouvelle réglementation, et elle m'a davantage interrogée quant à son application au sein du centre de loisirs que je dirige que de mon cas personnel ( et oui fumeuse quand j'ai le temps de prendre une pause...). En effet, comment concilier taux d'encadrement/sécurité en cas d'évacuation/proximité en cas de problème et pause à l'extérieur de la structure ?
Nous avions trouvé je pense un bon compromis dans ma structure, un lieu à l'abris des regard des enfants, non couvert, près du lieu de pause en salle des anims pour éviter clan, au centre de la structure ( un préau entre des batiments ), à proximité de mon bureau et accueil en cas d'urgence .
La loi est là, là n'est plus le débat, mais toute l'organisation, règles de lieu, de fréquences des pauses est à revoir pour beaucoup de structures, car comment faire si la pause cigarette se transforme en marathon pour aller à l'extérieur de la structure pour les animateurs, quand est il alors de l'encadrement dans ces moments là ( notament après les repas ) si les animateurs doivent trop s'éloigner ...
Je vais demain matin à une réunion avec la DDJS de mon départemment sur la nouvelle réglementation, je prendrais des infos ou essayerais de glisser la question si cela n'est pas abordé...à suivre...
Ouh la la... que de débat sur l'embauche, avec des méthodes qui, bien qu'elles soient instructives de ce qu'il peut se passer ailleurs, ne m'aident pas forcement ( kidnapping de pièces...!? !
Petite précision concernant ces difficultées : centre de loisirs occasionnel fonctionnant uniquement pendant les vacances, je suis la seule permanente à la direction. Equipe qui se renouvelle à moitié à chaque session...Peu de candidatures pour ces vacances de la toussaint par exemple, mais j'ai pris le temps de faire des entretiens d'embauche...mais le temps presse ! Je suis la personne qui effectue les entretiens, essaye de créer une équipe complémentaire puis je la fais valider par l'association. A la fin d'un entretien d'embauche, je recontacte toujours la personne pour lui donner suite, notament le rdv de la prochaine réunion. Les animateurs signent leurs contrats le 1er jour de la 1ère réunion de préparation ( où je leur explique par ailleurs jours d'essais...etc). Je ne peux faire signer les contrats le jour où je pense les embaucher, il me faut l'aval de l'association. Ce délai de quelques jours remets donc parfois l'équilibre de la complémentarité de mon équipe, alors que j'ai arreté les annonces et entretiens d'embauche. Et faut tout recommencer...
J'essaye justement de mettre un peu d'honneteté dans la situation d'embauche, d'expliquer les étapes lors de l'entretien, en sachant que je ne suis jamais revenu sur une embauche, même si le budget en prenait un coup pour baisse d'effectifs d'enfants...
Je regrette donc le manque d'engagement de certains animateurs dans ce cadre là.
?question?: quand vous embauchez des animateurs pour des périodes de vacances futures proches, leur faites vous signer un contrat à la fin de l'entretien, ou par courrier à l'avance? pour vos expériences
...Escusez moi de cet instant d'égarement à mettre entre parenthèses... J'apprend énormement et m'enrichi tout autant de toutes les pratiques, visions, débats, réflexions que ce forum peut permettre. Mais parfois je suis un peu fatiguée de lire, et lire, et lire des débats qui se ressemblent sans aboutir à du concret, en ayant l'impression que beaucoup se croquent un peu l'esprit et à jouer sur les mots plutôt qu'a construire des éhanges constructifs et positifs. C'est un milieu professionnel où on réflechi beaucoup, tant mieux mais parfois un peu trop, en s'éloignant parfois de la réalité ( d'où précarité, autre boulot où on ne demande même pas de réflechir, conditions de travail peu valorisante). Mais je sais pertinament que certains d'entre vous parlent et échangent sur ce forum autant qu'ils agissent...d'autres me semblent-ils moins...
Bon, ben je me suis pas forcement fais que des enthousiastes sur ce post, on va mettre ça sur le compte des ptits moments de blues passagers parfois ...
Juste un petit post après avoir passer de longues minutes à lire des réflexions pertinentes comme d'autres sans interêt... J'ai beaucoup d'attachement à ce monde de l'animation et de l'éducation populaire, mais ne serait-onpas trop nombriliste dans notre façon de débattre des heures pour ne pas dire grand chose quand dans tant d'autres secteurs de travail, des gens sont en situation précaire, font des heures sup', ont des bas salaires, ne sont pas reconnu pour leur travail et font parfois des tâches plus ingrates qu'animer des enfants. On est parfois un peu sur notre petit nuage de râleur, mais on est pas les plus malheureux non?